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jeudi 5 mai 2011

Jacques Derrida

derrida



Ce semestre à Sheffield Institute of Arts, le cours théorique et philosophie est toujours autour de Jacques Derrida, ses théories sur la différance et la déconstruction a beaucoup approfondi mes pensés sur l’art, sur la création. A partir de linguistique, Derrida analyse le phonétique, la structure et les valeurs des mots, qui sont proprement politiques. Le a dans la différance est non-phonétique, c’est par espacement-temporisation. L’écriture est dans le parole, le a provenant immédiatemant du participe présent et nous rapprochant de l’action en cours du différer, avant même qu’elle ait produit un effet constitué en différent ou en défférence.

… Le travail de la déconstruction assume de ne jamais se libérer pleinement de ce qu’elle démystifie: elle travaille à même les concepts, en joue par les jouer contre eux-mêmes, cherche à déplacer les oppositions sans prétendre les anéantir.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Derrida




samedi 30 avril 2011

J’aime à toi


 

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Qui es-tu, toi qui n’es, ne seras jamais moi ni mien? Je t’écoute comme la révélation d’une vérité irréductible à moi. Tu m’as saluée, reconnue. Tu interroges tes limites. Je te donne du silence où le futur de toi – et peut-être de moi avec toi – peut émerger et se fonder.

Je ne m’approche pas immédiatement de toi. Je ne te connaîtrai jamais de manière absolue. Je laisse de l’air, de l’espace, de mystère autout de nous. Eveillée à toi, recueillie, j’invente des paroles qui te touchent de leur souffle sans t’enlever à toi. Cet abord intransitif cherche aide auprès de l’univers, de la beauté, de la sagesse, de l’Histoire. En cette oeuvre déjà, j’aime à toi.

Puisse ce <à> garder l’intention entre nous encore et toujours vive, berceau de l’être que notre transcendance l’un à l’autre enfante.

Luce Irigaray  J’aime à toi